La transition énergétique et le climat

Comme membre de la commission de l’environnement, j’ai participé à l’élaboration de la Stratégie énergétique 2050, qui constituait le contre-projet du Conseil fédéral à l’initiative des Verts pour une sortie programmée du nucléaire. L’émancipation du nucléaire et des énergies fossiles doit être considérée comme une chance pour la Suisse. Nous ne produisons ni pétrole, ni charbon, ni gaz, ni uranium. Par contre, nous sommes un pays d’innovation et pouvons développer, en Suisse, les alternatives aux énergies fossiles dont le monde a besoin. A la fin du siècle passé, nous étions précurseurs dans le domaine des énergies renouvelables. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : nous devons retrouver cet esprit pionnier, car la transition énergétique est bénéfique pour notre économie, pour notre indépendance énergétique et pour l’environnement.

 

La Stratégie énergétique 2050 a été acceptée par le peuple en 2017. Il faut maintenant la mettre en œuvre et fermer le plus rapidement possible nos vieilles centrales nucléaires. Nous devons également appliquer nos engagements pour le climat, pris dans le cadre de l’accord de Paris. Or, nous sommes loin du compte. Je m’engage en particulier pour que le secteur financier réduise son impact sur le climat. Les investissements dans les énergies fossiles sont de plus en plus risqués économiquement et minent les efforts de réduction des émissions de CO2 réalisés par la population et par nos PME.

 

La limitation du réchauffement climatique est le grand défi de ce siècle. Il est exclu que nous léguions ce problème à la génération de nos enfants : il relève de notre responsabilité. L’inaction est d’autant moins excusable, que les solutions existent et qu’il est bien plus avantageux d’investir dans notre avenir, plutôt que de subir les coûts des dégâts liés au changement climatique.